Les tags parfaits

29 Juil

Public chéri mon amour, ça faisait 4 mois que j’avais pas posté. Du coup, tu penses bien, une fois reconnectée, j’ai jeté un oeil sur les stats que j’avais en retard. et j’ai lolé sévère alors je share.

Le seul vrai point commun des recherches qui mènent à ce blog, c’est leur caractère pervers improbable. Après, y’a vraiment de tout, quoi que les mots clefs se recoupent parfois ce pourquoi je vais m’autoriser à les ranger en catégorie.

1 LES QUESTIONS EXISTENTIELLES QU’ON SAIT PAS TROP POURQUOI TU TE LES POSES MAIS GOOGLE DOIT SAVOIR.

Et comme je suis gentille je vais tenter d’y répondre :

* « Définition cruchotte ».
La cruchotte est une cruche de petite taille. Exemple : Eve Angeli n’est pas une cruchotte. Elle a trop de contenance.

* « Pute en mot élaboré »
Périprostiputasse conviendra relativement bien dans ta rédaction, Kevin.
* « Reprendre une bouteille invité politesse ».
Alors là, tu me vois toute solidarité, lecteur. C’est toujours un cas de conscience de se rincer le gosier sans passer pour un alcoolique quand on est chez un hôte standing. Je te conseille cela dit de te la torcher, cette bouteille : une fois bue t’en aura plus vraiment grand chose à carrer de ton image social et la soirée sera relativement plus funkounette.

* »Le nyan cat est-il une fille ou un garçon ? »
Le Nyan Cat est un dessin. Un DESSIN.

* »Une saucisse moisie dans mon paquet de Herta »
C’est bien contrariant. Vous m’en voyez contrite.

2 L’HISTOIRE DE JEAN-PIERRE.

Je peux pas m’empêcher d’imaginer que toutes ces recherches sont émises par le même Jean-Pierre et forme une sorte de suite logique à sa détresse vie sexuelle.
* « Ca vous arrive de vous tapez des moches à gros cul ? »

* « tape toi une moche maintenant »

* « Je me tape une vielle grosse et moche »

* « grosse vieille se fait fesser et fouetter »

* « moche et bourrée enculée ? »

* « les moches aussi se font enculer. »

Bisous Jean-Pierre.

3 LA VIE PRIVÉE DES ANIMAUX

* « vache spanking.com »

* « bukkake cheval.com »

* « bukkake chevaux »

Et le poussin piou. Et le poussin piou.

4 L’INSTANT DÉTRESSE

* »Il veut me fouetter avec une ceinture », et ça n’a pas l’air de t’enthousiasmer. Suivi de :

* « Mon copain m’a fouettée avec sa ceinture », et tu n’as toujours pas l’air bien enthousiaste.

5 LES IMPROBABLES

* « Grosse dominatrice donne son champagne ».
Alors je veux bien admettre que je pourrais être plus fine. Je veux bien admettre que je ne rechigne pas à imposer ma volonté sexuelle sans laisser on mot à dire à mon partenaire. Mais donner mon champagne, ça, non, jamais !

* « J’écarte les cuisses ». Suivi de : « j’écarte toujours les cuisses ».

C’est bien, la constance.

* « Chanson paillarde zozios »

Et le poussin piou. Et le poussin piou.

* « banquise alcool »

équateur cigarette ?

* « Jeune garçon fessé avec un ceinturon »

Alors là j’aurais quand même préféré lire « jeune garçon majeur fouetté avec un ceinturon ça m’aurait fait me sentir moins mal à l’aise.

* « Une chatte sous une jupe non mais allo quoi »

Bah il arrive que ces deux éléments cohabitent concomitamment sans que cela n’ai rien de bien ébouriffant.

Et mon préféré pour la fin :

* « spanking and baignoire » :

Strap-on and lavabo ?

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L’aquoibonniste.

29 Juil

Ca a prit exactement six mois et deux jours avant que ça ne parte en couille. Une demi-année à y croire. D’abord pas trop. Puis vraiment. On est tous les deux cassés, mais peut-être que ça va nous permettre, entre nous, non pas de nous réparer, ça j’y crois pas à l’amour qui guéri, j’ai plus quinze ans. Peut-être que ça nous aurait permis d’être un peu sain. De nous faire un peu de bien.
Une demi-année. Pas assez pour que ce soit une « longue relation ». Trop pour arrêter sans heurts.

Si mois, deux jours. Je ne sais plus si je veux continuer et en sortant de chez lui j’ai pris le numéro de téléphone du leucémique.

Un jour faudra que j’apprenne à faire simple.

Reprenons. Le Garçon, il a toujours été un peu spéciale. Il a toujours porté le sceaux de la mauvaise idée sur le visage. Mais au final, ça allait. Étonnement bien même quand on pense aux conneries qu’il a put me sortir. On a réussi à avoir une sexualité à peu près satisfaisante. On est partis en vacances ensemble. On s’est présentés à nos amis. Il m’a dit qu’il m’aimait en étant sobre et j’ai su que c’était vrai. Il est bizarre, mon Garçon. Mais il progresse. Il fait des efforts. Il a une certaine forme de bonne volonté et ça se voit qu’il veut pas me perdre. Moi, ça m’allait. Mais y a un truc qui est reparti en couille. Des petits matins à me faire réveiller par ses flots de paroles sans queue ni têtes, par les remarques mauvaises d’un mec ivre mort dans un état merdique, et j’ai plus pu, et par deux fois je lui ai sauté à la gorge pour le frapper en voulant vraiment lui faire mal, lui faire mal pour qu’il se taise, lui faire mal pour pouvoir dormir.
Niveau relation saine, tu repasseras.

Je crois que ça a cassé un truc en moi. Je réussi plus à le voir pareil. je réussi plus à me projeter. Je réussi plus à être heureuse à côté de lui.
La première fois, y a dix jours, je penserais que ça passerait. Attendre quelque jours. Mais c’est pas passé. Et c’est revenu le week end suivant.

Le garçon agit bizarre depuis quinze jours. Objectivement, je devrais me demander si c’est pas un bon gros retour de sa dépression chronique qui le fait se renfermer dans sa bulle et perdre à nouveau toute force pour faire quoi ce que soit, pour supporter les gens, pour essayer de vivre, pour sortir de chez lui. Je devrais savoir que s’il est égoïste et apathique c’est parce qu’il a pas la force et qu’il veut mourir. Et d’ailleurs je le sais bien tout ça. Mais aussi horrible que ce soit à dire (ça l’ai encore plus à penser) je crois que dans une certaine mesure, je m’en fous. Que j’ai juste pas l’énergie de le voir tourner en boucle. Peur qu’il me tire vers le bas. Peur de plus arriver à l’aimer.

Alors ce matin j’ai accepté le numéro de téléphone du cancéreux de la supérette.

Je l’avais repéré depuis quelque temps, le mourant. Mignon, très mignon. Toujours souriant, toujours dynamique. Un crâne chauve qui lui va pas mal. Le garçon genre sportif et bien mit. Puis je l’ai entendu parler, surtout. La voix claire, posée, sereine. Je réagis toujours aux voix. C’est d’ailleurs le truc qui m’a plu en premier chez le Garçon : une voix profonde et riche, séduisante sans savoir qu’elle l’est. Il connait pas son charme, le Garçon. Il croit toujours être sexy quand il est repoussant, et jamais il ne se rend compte des moment où il est séduisant. Il pense plaire en faisant le con, alors que c’est quand il il est timide et un peu mal à l’aise avec ce corps trop grand pour lui, quand il a ses gestes délicats avec ses grosses pattes d’ours, qu’il révèle ce qui me plait en lui. Bref, Leucémique-guy a ce genre de voix, comme le Garçon, qui peine à cacher l’intelligence derrière.

Mister Bold, appelons-le ainsi. Bosse à temps plein chez carrouf’, passe ses concours de médecine, se bat contre le cancer, et trouve encore l’énergie de me draguer, moi, ce matin, avec mes tongues en plastiques, mes jambes nécrosées par les piqures d’araignées, cachée dans le pull en XXL de garçon et avec un chapeau de paille sur ma tête du matin avant le café.
Alors j’ai dis oui, pourquoi pas prendre un café un jour, oui, je prend ton numéro.

Parce que c’est l’inverse de Garçon. Parce que Mister Bold a ce courages des gens qui commencent à vivre maintenant. Et maintenant. Et maintenant. Qui tentent de tout croquer en entier, qui ne veulent pas se priver d’une goutte qu’existence par peur, par flemme. Parce qu’il sait que. Il sait que ça passe vraiment vite et que tout ce dont nous ne nous serons pas abreuvé sera perdu à jamais. Garçon, il pourrait tout faire et il est paralysé par la peur, le découragement, l’àquoibonnisme.

Et moi, je ne sais plus du tout où j’en suis.

De l’importance de la précision des termes dans l’éducation des enfants.

1 Avr

Quand j’étais petite, ma mère a rempli approximativement son rôle maternel, c’est-à-dire avant toute chose « essayer de faire en sorte que son enfant reste en vie ». Non parce que l’épanouissement personnel, éduquer son gosse pour qu’il soit gentil, beau, intelligent, et chirurgien, c’est bien, mais c’est du domaine de l’optionnel. Avant toute chose, il serait bon de se rappeler que la tâche première – et ardue – d’un parent est de faire en sorte que son enfant ne meurt pas trop. Et connaissant ma passion infantile pour « courir après le petit ouaf/le zozio/le papallion/ la feuille d’arbre/ le grain de poussière qui traverse la route » (activité fort drôle au demeurant), ou « fabriquer des patins à glace en mettant les pieds dans des boites de mouchoir et faire des glissades sur la carrelage de la cuisine juste entre la casserole d’eau bouillante et la table en marbre aux coins pointus », je mets en gage que ça ne devait pas être une mince affaire.

Donc, dans sa grande tâche pour essayer de me garder en vie jusqu’à ce qu’elle n’en ait plus le devoir légal, ma génitrice m’a, comme il se doit, donné moult conseils pour que je ne clams pas dès passé le coin de la rue, allant de « met ton écharpe il fait froid » à « ne suis pas ce monsieur qui pue avec ses bouteilles de gros rouge dans ce coin sombre ».  Mais un parent ne peut pas être exhaustif, surtout lorsqu’il a la naïveté de penser que son rejeton – autrement dit moi – haha – est pourvu de bon sens.

Je suis pourvue de bon sens. La plupart du temps. Mais soyons honnêtes : il y a des circonstances qui me niquent le bon sens. Genre cette bouteille de tequila sur le comptoir ou cette furieuse envie de baiser. La première impliquant généralement la seconde après être passé par le stade « ce serait rigolo de danser sur cette table » et « je suis sure que ça intéresse tout le monde si je disserte pendant une demi-heure en parlant vachement fort sur les habitudes sexuelles de l’araignée-paon ». Mais juste avant « vomissons sur cette devanture de magasin ».

Or donc, un soir où ni ma perruque violette ni ma jupe raz l’omoplate ne laissait de doute sur l’objectif de ma sortie nocturne et où je commençais à franchement me faire chier (comprendre être jalouse comme un poux) de voir que tous les moches (comprendre les mecs qui avaient vraiment l’air pas mal quand j’étais à 4 grammes mais que je suis bien contente de pas avoir ramené chez moi) étaient à fond sur ma pote et que comme tout bon élément de tapisserie je faisais gentiment monter mon taux d’alcoolémie dans l’espoir de faire baisser suffisamment mes critères pour ne pas rentrer bredouille, je fini par me faire mater le cul (ce qui était pas bien dur vu ma tenue, comprendre j’ai des strings qui en cachent plus que cette jupe) (j’adore cette jupe) par un type qui parraisait à peu près normal malgré son look de métaleux chevelu. En général, je ne me tape pas de mec chevelus. Ni de métaleux. Surtout quand c’est des métaleux pagan. Surtout quand ce sont des mecs chevelus qui pour te draguer t’expliquent être en communion avec les esprits de la forêt et croire à l’existence de divinités dans les arbres et les rivières. Mais comme mis à part les cheveux, le seul souci du garçon était qu’il était doté de parole, quelques grosses pelles plus tard il disait plus rien et était rentré dans la catégorie « passable ».

Donc acte.

Je vis à dix minutes à pieds du bar. Garçon bourré voulait tout de même prendre sa voiture pour rentrer chez moi. (En principe jamais plan cul ne rentre chez moi, mais quand plan cul vit dans un bled à 40 kilomètres de là je fais exception).

Première carence parentale : dans mes souvenirs, jamais ma mère n’a jugé utile de me dire de ne pas rentrer dans la voiture d’un mec suffisamment bourré pour croire que prendre sa voiture est une option. Donc, n’écoutant que le crie de ma chatte, je me dirige vers sa caisse. Je dois avoir un ange gardien quelque part, ou alors lié à ce qu’on était la seule voiture sur la route et que du coup ça limite vachement les risques de collision, je suis tout de même encore en vie.

Devant la dite voiture, garçon, n’ayant plus ma langue dans sa bouche, recommence donc à me parler sans même comprendre qu’il compromettait par là même sérieusement ses chances de me serrer. Et donc, comme tout garçon normal avec une fille en nano-jupe à 4h du mat’ sur le point de s’envoyer en l’air, le garçon me parle de ses jeux de rôle grandeur nature. Y’a pas à dire, y en a qu’on le swag. Et garçon d’ouvrir le coffre pour me montrer sa côte de maille. Siégeant fièrement au côté d’une TRONCONNEUSE.

Seconde carence parentale : ma mère n’a jamais due penser utile de me préciser de ne pas monter dans la voiture d’un garçon avec une TRONCONNEUSE DANS LE COFFRE. Donc je suis montée dans la voiture et mon ange gardien méritant sa prime de fin d’année je NE SUIS PAS MORTE. Mais c’est vraiment pas grâce à mon bon sens que j’ai survécu.

Après, on est donc rentrés chez moi et là ce sont ses carences parentales qui sont ressorties, genre « on ne dit pas à une fille qu’on connait depuis deux heures qu’on l’aime pendant qu’on la baise » parce que généralement ça conduit à « la fille en question te rappelles plus jamais bien que t’ais été un sacré bon coup ». La vie est moche, désolée garçon.

Non mais, allô, quoi ! T’es une femme et t’es pas féministe ?! C’est comme si j’te dis, t’es sans-papiers et tu votes Marine !

27 Mar

Il semblerait qu’à la question « Vous, personnellement, vous considérez-vous comme féministe ? »*, 51% des femmes aient répondu « Non ». Pire encore, chez nos jeunes-adultes-bientôt-grandes-filles, 60% ne se considèrent pas comme féministes. Et de fait, autour de moi, j’entends souvent des « Ouais c’est bon là, va pas faire ta féministe ! » ou « Tes discours féministes, c’est bon là. Fais pas ta chienne de garde. » ou encore « Nan mais allô quoi, t’es une femme et t’as pas de shampooing ?! T’es féministe ou quoi ? ». Alors, que les choses soient bien claires, oui je suis une femme, j’aime mon corps féminin, j’aime porter des jupes ras-la-salle-de-jeu, j’aime faire à manger, j’aime le rose, j’aime le shopping, j’aime me peindre les ongles en Chanel et OUI, JE ME CONSIDÈRE COMME FÉMINISTE. N’en déplaise aux rageuses, qui pensent que le féminisme est réservé à une élite de camionneuses, qui se laissent pousser les poils sous les aisselles et rotent en chantant des chansons paillardes (et entre nous, ça fait du bien de temps en temps !).

Eh oui les filles, il y a autant de féminismes que de femmes sur Terre ! Enfin, c’est mon humble avis, voyez-vous. Mais le mot « féminisme » est devenu négatif, associé à des sentiments pas très hype, comme la frustration, l’envie, la jalousie. Il n’y a qu’à voir les réactions des gens lorsque l’on parle féminisme. Blanc. Haussement de sourcil. Mouvement de recul. Regard réprobateur. Mais merde ! Aurais-je, par mégarde, dit que j’avais la gale ? Parce qu’en fait, je me rends compte que, pour la majorité des gens, être féministe c’est être une éternelle insatisfaite, aigrie, mal baisée (d’ailleurs, à ce sujet, ne vous inquiétez pas pour moi, les pingouins agonisent pas mal en ce moment).

Du latin « femina », relatif à la femme donc, avec le petit suffixe -isme, correspondant à une doctrine, une théorie. Le féminisme est un ensemble d’idées philosophiques, politiques et sociales, visant à définir et promouvoir les droits des femmes dans la société. Et même si ce terme prend son sens actuel à la fin du XIXe siècle, les femmes ont commencé leur lutte pour l’égalité au moment où les personnes ont commencé à réfléchir par elles-mêmes et osé défendre leurs droits, au Siècle des Lumières. Et pourquoi un terme spécial concernant uniquement les femmes ? Parce que de tout temps, elles sont considérées comme des êtres inférieurs, à peine capables de réfléchir au bon plat qu’elles pourraient préparer pour leur moitié chérie. Alors oui, vous me direz (et vous avez bien raison, mais …) que les mentalités ont évolué, que les femmes ne sont plus cantonnées à faire les potiches à la maison avec le pack ménage-bouffe-marmots, elles peuvent travailler, être indépendantes. N’empêche que : à poste équivalent, les femmes ont encore un salaire inférieur à celui des hommes, les postes à responsabilité restent très peu occupés par des femmes, les employeurs continuent à poser des questions indiscrètes sur la vie privée des femmes lors de l’embauche (oui vous savez bien, le fameux « Et vous projetez de faire des enfants bientôt ? ». Et je te demande moi, si tu bandes dur devant La Petite Maison dans la Prairie, connard ? D’ailleurs, je pense qu’en fait, on devrait juste rajouter une clause de stérilisation d’office dans les contrats de travail, comme ça, plus de question à la con.) etc … Bref, les inégalités, c’est toujours d’actualité.

Et ma vision du féminisme c’est ça. Avoir le droit d’ouvrir ma gueule quand je pense qu’on se fout de la mienne, qu’on me prend pour une quiche. Juste ça. Parce que c’est pas normal, qu’une femme doive galérer plus qu’un mec pour se faire entendre, comprendre, apprécier à sa juste valeur. C’est pas normal, qu’elle se fasse traiter de pute/salope/fille facile/marie-couche-toi-là/chienne/et-j’en-passe, quand elle a envie de montrer ses gambettes sous 5cm de jupe. C’est pas normal, que les hommes prennent ça pour une invitation-à-la-baise. Ce qui me fait penser, que les êtres inférieurs, sont peut-être ceux qui réfléchissent avec leur bite, plutôt qu’avec leur cerveau. Mais c’est un autre débat, on parlait d’égalité là, partons du principe qu’elle est possible.

OUI. JE ME CONSIDÈRE COMME FÉMINISTE. Et non, j’ai pas besoin de montrer mes nichons pour ça. Non, j’ai pas besoin d’être vulgaire (même si je le suis de nature). Non, j’ai pas besoin d’être lesbienne. Non, j’ai pas besoin de cracher sur les hommes. Non, j’ai pas besoin de me laisser pousser les poils de la chatte. Non, j’ai pas besoin de vomir ma haine à la face du monde constamment. Juste besoin qu’on m’écoute et qu’on essaie de me comprendre. Comme n’importe quel être humain.

* Sondage Ifop pour le magazine Causette, réalisé auprès de 954 personnes, en février 2013.

Y a des petits détails, parfois …

28 Fév

C’est définitivement le jour où ton plan cul vient te voir bourré à 11h du mat’ pour essayer de te taper du blé que tu remballes gentiment toutes tes belles perspective d’histoire d’amour romanesque dans les champs de lapins pour les ranger à côté des décorations de noël de l’an passé.

Donc, lui, c’était bien un tarbâ.

120 secondes pour sauver les pingouins au Pôle Nord

28 Fév

« Aujourd’hui, je vais prendre cher. » C’est ce que je me suis dit en enfilant ma robe la plus courte et en chaussant mes Iron Fist de 15. Ce mec, il a le swag grave et il me vend du rêve par kilotonnes. Quand j’ai entendu sa voix dans l’interphone, je mouillais déjà ma petite culotte en dentelle. J’ai tenté de me contenir dans les premiers instants, parce que quand même, je voudrais pas qu’il pense que je n’en veux qu’à sa bite. Je suis une Lady.

Au final, mon idée première m’est revenue à la seconde où il a posé son regard sur moi, ses lèvres sur les miennes et ses mains sur mon corps. J’y peux rien, je contrôle pas, quand je suis avec lui, je me transforme en bombe de libido. Y a de la magie en lui.

Ni une, ni deux, je me suis retrouvée accroupie devant lui sur mes talons aiguilles (position fort peu confortable avec ces chaussures, si vous voulez mon avis. Je manque clairement d’entraînement.). Ouais je ferais la Lady une autre fois, cet aprem je peux pas, j’ai poney.

Vient le moment où, au paroxysme de l’excitation, je plante mon regard d’affamée dans le sien et où, je lui lâche un « Baise-Moi ». En fan de Virginie Despentes, qui se respecte, j’ai toujours rêvé de dire ça à quelqu’un. Mais clairement, j’ai pas envie de dire ça à n’importe qui, n’importe quand. C’était l’occasion rêvée, ça s’annonçait tellement chaud. Je m’imaginais déjà avoir un impact sur la fonte des glaces et terroriser les petits pingouins sur la banquise. Tout ce pouvoir en moi, j’en étais grisée.

Il m’a lancé un regard à la fois amusé et enflammé, un sourire en coin avant de me répondre « Ouais, je vais te baiser, ouais. » Dans ma tête, c’était le bordel intersidéral. J’imaginais ses coups de reins puissants, le plaisir que j’allais ressentir sous ses assauts, les pingouins se noyant dans un tsunami. Dans ma culotte, c’était déjà la catastrophe naturelle.

Toujours débordant de son enthousiasme naturel si charmant, il arrache ma culotte, me fait basculer à quatre pattes sur le lit, se prépare au combat.

Enfin, il lance les hostilités. J’en peux plus, je sens monter en moi la chaleur qui appelle à une explosion certaine.

Mais ce que je ne sais pas, à ce moment-là, c’est qu’en fait, lui il y est déjà, à cette fameuse explosion. Ouais. Deux minutes chrono. Pas de bol. Je me retrouve là, le cul en l’air attendant désespérément une intervention divine, alors qu’il se confond en excuses.

S’ensuit un fou rire monumental, parce qu’il a le bon goût d’être doté d’un gros sens de l’humour et que clairement, moi je suis incapable de me retenir de me marrer comme une baleine.

On repassera plus tard pour le génocide au Pôle Nord hein !

Les Mots Doux Last Part : Le Mot Doux danger boulet

27 Fév

Habituellement bien rédigé, comprenant les mêmes composants que le mot doux élaboré, qui attire par son côté original et décalé. MAIS. Mais à la lecture de ce type de mail, on sent qu’un truc va mal se passer. Un petit « je-ne-sais-quoi » qui allume une alarme interne avec pancarte clignotante « Attention ! Danger ! ». Et de fait, il faudra plusieurs autres mails pour passer d’un enthousiasme débordant à une nette envie d’immolation.

Il n’est pas possible de donner un exemple précis, puisque le boulet est calculateur et manipulateur. Il se dissimule derrière une identité de type sympa en offrant un chouette mail, mais se révèle être un vrai connard, une fois que la fille a baissé la garde.

Perso, j’ai eu mon lot de boulets déjà. Et pourtant, je ne suis pas inscrite sur ce site depuis très longtemps. Entre le moche, le soumis au Champagne, le tordu qui me balade depuis des mois, le pervers aux noix de coco … C’est bon, j’ai donné !

Ceci étant dit, je ne peux que vous conseiller de redoubler de méfiance face à ce genre de mots doux de connards notoires. Au début, on pourrait se laisser attendrir par le côté apparemment bienveillant du mec, qui cherche à nous attirer dans ses filets par des jolies phrases bien écrites, des compliments (presque pas) dissimulés. Cela dit, si ceci permet dans un premier temps de flatter notre ego meurtri, le retour de manivelle fait bien-mal-dans-ton-cul. Comment préserver son ego, quand on sait pertinemment qu’à nouveau, sur ce coup-là, on a été bien conne et qu’en plus on se retrouve avec un bon gros boulet sur les bras ?

Et c’est sur ces conseils, que j’achève mon cycle « Mots Doux », en espérant que mon expérience vous aidera à vous en sortir dans ce merdier que peut être adopteunmec.com. Ou qu’au moins, ça vaut aura fait sourire !

Les Mots Doux Part. 4 : Le Mot Doux élaboré – Version Bitch.2

26 Fév

Suite à plusieurs plaintes concernant mon absence de bitcherie dans ce post, j’ai décidé de mettre de côté ma sympathie, pour revenir à la base : la langue de pute. Fini de déconner, les Bisounours c’est bien, mais c’est mieux quand ils sont en talons hauts et complètement slutty.

Émanant en général de mecs un peu plus cultivés, prenant la peine de capter l’attention de la chalande souvent par de l’humour et/ou par des références communes, en se basant sur la fiche de la nana. Le français n’y est en général, pas martyrisé et le rendu est plutôt agréable à l’œil.

Exemple* :

Salut LadyDelilah

Tu ne serais pas de la famille de Churchill ? Lui aussi avait une véritable passion pour le champagne, il en buvait au moins une bouteille par jour. Bon, il avait les moyens aussi, ayant passé quasiment toute sa vie dans un ministère.

Sinon, moi c’est Guillaume, 25 ans, je viens de finir mes études en droit. Là je suis au chômage, mais je commence normalement le mois prochain un cdd au conseil général. Je lis beaucoup, je vais au ciné de temps en temps et je regarde des séries, mais n’ai pas la TV. Le point commun de ces activités est la science fiction, mon genre préféré, mais j’aime aussi l’aventure, ou des thèmes plus sérieux, ça dépend aussi des auteurs / acteurs. Bref, rien de vraiment figé. En ce moment, je fais beaucoup de jeux de plateau, mais une fois le beau temps revenu, je passerai probablement plus de temps dehors, voire voyagerai si mes finances me le permettent.

Tu fais souvent la justicière masquée ? Non parce qu’en tant qu‘ancien méchant maléfique, je ne voudrais pas être pris dans une de tes patrouilles.

Guillaume

ps: sinon de justicière masquée à malefic girl, y a pas grand écart, suffit juste de combattre tes anciens alliés.

Ce type de message est bien plus engageant et offre des possibilités de discussion, contrairement aux autres. On y retrouve de l’humour et on sait tous que « femme qui rit … », une présentation succinte du produit, des références et questions en rapport avec la description de la nana. Une combo gagnante quoi !

Il commence direct par une comparaison à Churchill, ce qui prouve qu’il est cultivé et moi ça me fait rêver (entendre « mouiller ma petite culotte »). Cette référence est d’autant plus sexy puisqu’elle concerne son goût pour le Champagne. Des paillettes dans les yeux, je commence à rêver d’un premier rencard, à siroter une bouteille de Dom Pérignon, chaque goutte qui coule dans ma gorge me remplissant de luxe et de classe. Le lien est vite fait ensuite, lorsqu’il parle de ses études en droit. Han. Je me vois déjà, épouse d’un richissime avocat, n’ayant pas besoin de travailler, parce que ça casserait mes ongles Chanel. Je passerais mon temps à boire des margaritas à la fraise dans mon jacuzzi, à me faire aspirer le gras du bide, suite à des repas orgiaques à base de caviar moléculaire et autres émulsions de truffe des Caraïbes. Ma vie, c’est comme ça que je la vois. Lissage brésilien, injection californienne, épilation marocaine, lifting suédois, gommage africain … L’interculturalité, c’est mon truc.

Ce cher Guillaume me dit ensuite, qu’il aime sortir. Parfait. J’aime qu’on me sorte ! De préférence dans une voiture très chère, très noire, très classe. Je serais la parfaite passagère, mes lunettes de soleil de marque (italienne, forcément) protégeant mes petits yeux fragiles, même par temps de pluie. Si si, j’ai entendu dire qu’il y avait aussi des méchants rayons UV quand il fait moche, ça serait dommage de perdre la vue, quand même. Oh oui ! Sors-moi bien profond ! Emmène-moi dans des restos chics, à des vernissages, des « fundraising cocktail parties » … Où tu veux, du moment que je peux avoir le sentiment de dominer le monde du haut de mes Jimmy Choo incrustées de diamants.

Tu aimes voyager ? Tu me plais. Moi aussi j’aime exporter mon swag à l’étranger, me pavaner dans des hôtels luxueux avec marbre, lustres en cristal et bars multiples proposant ambiances et cocktails originaux. Oui, je suis une fille très originale. Voyager c’est bien, j’ai déjà un peu commencé de mon côté : Custo-Barcelone, Vivienne Westwood-Londres, Ladurée-Paris … Ces destinations ne me sont pas inconnues, je suis aussi une bonne partenaire de voyage.

Il finit son mail sur un détail concernant une mystérieuse identité de « bad boy », de quoi achever de me séduire. Comme Lana Del Rey, dont je maîtrise parfaitement La Moue et Les Aigus, je rêve aussi de traverser les States, cheveux aux vents, à l’arrière d’une Harley, accrochée au blouson d’un chef de gang tatoué et barbu (of course), qui compte les billets verts gagnés à la sueur de la vente d’arme illégale.

Bref. Lui il a tout compris aux Mots Doux.

A suivre : « Les Mots Doux Last Part : Le Mot Doux danger boulet »


*Tous les exemples sont tirés de faits réels, parfois ce n’est que du copier-coller de ma boîte de réception. Les prénoms ont été modifiés, pour préserver l’anonymat de l’auteur.

Les Mots Doux Part. 3 : Le Mot Doux complètement pervers

25 Fév

De longueur et consistance variables (peut-être pouvons-nous établir une corrélation entre le message et la taille de la bite de son auteur ?), très explicite et tourné vers un unique sujet de discussion : Le Cul.

Autant dire que le sujet est vaste et que les mecs regorgent d’imagination pour innover dans le domaine. Fort heureusement, je ne suis pas en reste non plus et je me défends plutôt bien sur ce terrain.

Exemple* :

Pervers #1

Non je me lasse pas de toi. J’ai envie de baiser ton esprit. T’as la langue bien pendue. Tu m’excites, quand tu me résistes. (Suis-je la seule à trouver ça flippant et potentiellement dangereux ?!) Ta chatte, je veux la baiser. Je veux te voir jouir, me regarder, te cambrer et accepter des choses … Intimes et exotiques. (Tellement d’imagination, que parfois je ne suis pas sûre de comprendre. Il veut me carrer des noix de coco dans le cul ?!)

Pervers #2

Han toi t’as l’air d’être une grosse cochonne perverse. Ça se voit dans tes yeux (Oui c’est mon nouveau mascara « Fuck me hard, cuz’ that’s all I want. ») Tu veux ma grosse bite dans ta chatte serrée de gouine. (Y a pas un problème dans l’énoncé là ? Ah non. L’éternel fantasme du Mâle qui veut se taper une lesbienne. Que je ne suis pas. Sinon, j’irais pas chercher un mec à adopter, cqfd.) Je le sens, tu veux que je te baise comme il faut, que j’écarte tes cuisses pour m’enfoncer dans ta chatte.

Pervers #3 (mon préféré)

Alors pour lui, je vais quand même faire une petite intro, parce que c’est bien drôle. C’est un type que j’avais déjà croisé en soirée, avec qui j’avais échangé 2-3 mots, une fois bien détendue par les litrons d’alcool consommés. Cela dit, la discussion a toujours été très gentillette. Après deux messages échangés où nous avons parlé de la pluie et du beau temps, le type s’est genre complètement enflammé.

Extraits :

Tu aimes le champagne, je vais te donner l’occasion d’en boire et de profiter d’un service exclusif ! Je situe le cadre, il s’agit de jeux de rôle, bien sûr !

Tu es une Discobitch, très bonne cliente d’un grand marchand de champagne à Strasbourg. Pour te remercier de ta fidélité et de ta consommation excessive, il t’offre un cadeau.

En quoi consiste le cadeau?
C’est simple, le marchand sait que tu es un peu domina sur les bords, si tu appelles le numéro, le garde du corps du richissime commerçant viendra te livrer 2 bouteilles de Veuve Clicquot et se soumettra à ton autorité le temps de boire le champagne.
Je suis le garde du corps et je viens chez toi te livrer tes 2 bouteilles, tu m’accueilles en pin up ou costume excentrique classe de ton choix et je me soumettrai à ton autorité.
Tu gardes le contrôle de la situation puisque tu ordonnes et j’obéis. Si je ne me sens pas de suivre un de tes ordres, je répondrai simplement « Vous savez bien que le règlement nous l’interdit », ce sera mon échappatoire à moi.
Si tu désires que cela dérape en SM soft on peut voir cela en crescendo et je t’arrête au besoin, je dois t’avouer que tu es une belle femme et que tu m’attires, si tu souhaites qu’on en vienne à des jeux plus sexuel je suis totalement ouvert 😉 (je me verrai bien à tes genoux, à ta merci, et tu saisis ma tête pour la mettre entre tes cuisses afin que je te prodigues un langoureux cunnilingus, oups je m’égare).
Oui alors, mon coco, ça fait longtemps que tu t’es égaré. Ce que je préfère c’est qu’ensuite, il rajoute qu’il a concocté ce scénario sur mesure, en prenant en compte ma personnalité (qu’il a décrypté après deux mails, mais bien sûr.). J’avoue que l’idée m’a effleuré, d’accepter l’offre, de lui foutre un plumeau entre les mains, pour faire la poussière dans mon appart, pendant que je lui hurlerais dessus en sirotant ma Veuve. M’enfin, faut croire que je ne suis pas si bitch que ça …

A suivre : « Les Mots Doux Part. 4 : Le Mot Doux élaboré »


* Tous les exemples, sont tirés de faits réels, parfois ce n’est que du copier-coller de ma boîte de réception. Les prénoms ont été modifiés, pour préserver l’anonymat de l’auteur.

Je suis une vraie fille

22 Fév

Don’t be Hannah, me dis-je, regardant Girls.

 

 

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